Le temps est une vitesse continue

Publié le par maya

 
Le temps est une vitesse continue, stable, en expansion régulière et cependant  sujette à variation. Le temps est une expansion, une expansion, une expansion sujette, vitesse continue. Vitesse continue autour dedans partout me vitesse. La vitesse me fait régulière, je régule mon temps à coup de variations. Les variations me continuent, dedans le temps sa poursuite stable, mais autour variations régulières et cela fait mon expansion. Je m’expanse très bien et d’une façon continue dans quelques cavités souterraines, lorsque je suis sujette. L’assujettissement me comprime. M’assujettir me plaque en moi et me fait voir mon expansion. Il n’y a pas de temps dans les expressions mécaniques. La mécanique ne bouleverse pas. Le temps effraie car : Variations. Le temps effraie lorsqu’il se décontinue la vitesse et que propose autre expansion. Le temps reste une direction fébrile. Le temps de je, me diffère moi. Je est temporellement inadmissible, je est un grand fracas dans un temps continue. Je passe les frontières et cherche variations. Le temps est une maladie orpheline, le temps, ça pend sur la chair. La chair d’un moi, ça s’effrite et ça se rabougrit tout seul dans une expansion triste qui ne veut plus rien dire. Le temps de je n’existe pas, je n’existe que par variations. Une vitesse continue, une expansion régulière, et cependant le temps n’a pas d’issue, le temps se mord la langue, le temps est une arme cosmique. Ne plus peur variations, c’est je/ Devenir moi/  Animal/ Création. A création, seule la création, le temps, la création seule la création propose une maîtrise temporelle dans la mise à disposition du choix des variations. Le temps s’abolit. Quand moi rencontre je dans le parti pris frénétique de s’installer dans variations. Le temps est une vitesse qui n’existe que socialement. Le temps est un outil social-politique. Le temps est un outil facile : L’outil d’une mort certaine. La mort n’est pas une donnée stable, une vitesse continue, mais le rapport au temps nous échappe quand je-moi-je vivre vraiment. Je vis vraiment quand je égale temps. Vitesse continue, vitesse continue et partout bégaiements, le poids du temps sur le langage ça fait comme de bégaiements mais qu’on les entend même plus. Le poids du temps nous tord la langue et nous la martèle sociale. Le temps : Première négation du langage Le temps nous sature la tête au point de perte d’identité. Mais rien n’effraie quand je-moi-je égale temps, quand moi Animal/ Création. Alors je m’arrive vraiment dans le choix de mes variations éclectiques, et création me fait, et création me fait, me fait seule évasion possible pour échapper au temps.
 

Edith Azam
 

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