Le son du chien

Publié le par maya


Le son du chien, à l’étoile dispersée, sur le corps des traces d’encre bleue forment un ensemble de lignes partageant le corps à ses prétendants.

Le gel fait vapeur vide la peur des pores de la peau, coupable, toujours, des peaux qui ont passé. L’eau, sous toutes ses formes, ne nettoie rien. Garder les odeurs d’autres peaux coupables aussi. Découvrir l’enlacement de nouvelles peaux vierges. Les condamner. Mais il le faut sinon les vrais fous reviendraient et donneraient absolution sans partage.

C’est mon sang. Mon sang aimant. Mon seul sang. Á l’étage, plus haut, à l’étage, à l’étage. Á l’étage du sang pensé comme on aimerait dire la pensée sanguine et lente et plus haute. Entre garçons et filles nommés essences diffuses de ce que l’on nomme les filles et les garçons sanguins. Avec sans discontinuer, avec des attributs de plus en plus.

Il y a environ une semaine Mercure dansait. Éternuements, raclements de gorge de tendre garce. Tout autour poum poum poum. Mercure de couleurs lexicales. Faites venir, faites parvenir ses missives aux brûlures, aux incendies, aux arbres du cœur des troncs. Cages thoraciques, l’acidité de la salive. Des astres humains dépeuplent des astres humains. Le cacique, le singe. Son arme franchit la frontière inutile de la peau. Faites remonter les chaleurs, dans les mains, les clameurs du fond du sexe. L’élan, l’élan, l’élan. 


Fabrice Caravaca



Des textes de Fabrice Caravaca
mis en musique par Anthony Jollain
sont disponibles (.mp3) sur le site http://mademoiselle.tollim.free.fr/
 

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