Sinchemenschen (5ème jour)

Publié le par maya


  ω16/(cinquième jour)

 

 

Il y a l’angoisse au fond de la tranquillité et de l’émancipation et il y a d’une part une corrélation entre l’angoisse permanente et la recherche de la tranquillité mais, d’autre part, une autre corrélation entre l’angoisse ponctuelle et la recherche de l’émancipation. Il y a nous ne sacrifierons jamais notre liberté à notre tranquillité ! Il y a mais qu’est-ce donc que l’aloi ? et il y a aussi mais qu’est-ce donc que la vergogne ? Il y a nous égalisons liberté et sérénité. Il y a nous pourrions bander, bander en permanence mais nous nous épuiserions de bander en permanence dans un monde qui bande si peu, qui débande plutôt ! Il y a nous ne sommes pas le dieu bandebande, appelez-nous plus simplement : ybande ! Il y a la politique nous, nous tous, nous guérira de nombreux maux. Il y a nous serions inspirés d’embrasser notre monde et ceux qui l’entourent, qui s’y invitent ou que nous invitons. Il y a entrelardage, il y a des chaînes et des réactions en chaîne, souples ou rigides. Il y a des sphères, sans doute, mais il y a aussi des retournements de sphères, des diagonalisations de sphères, même des métamorphoses de sphères. Il y a nous sommes seuls. Il y a nous ne pouvons pas sereinement perpétuellement espérer que les choses glissent. Il y a… parfois il s’agit de les faire glisser. Il y a des allusions. Il y a la vérité est systématiquement la réponse. Il y a donner le « la ». Il y a ◄ZIP► ce conseil : « ne te consume pas par ton désir de connaître », il n’y a pas de mystère qui ne soit perçable. Il y a sinon, encore, le trésor que nous préférons et que nous jetons à la mer ! Il y a sauf : toi, toi et toi. Il y a, il se trouve que notre chance, que la chance de chacun est infinie. Il y a : branle-bas de jubilation ! Il y a cela ne se dit pas. Ah bon ? alors il y a il y a et puis c’est tout ? Que non ! Il y a dépêchons-nous. Il y a voilà notre tâche, notre véritable et déraisonnable tâche. Il y a nous ne pourrons rien, isolés les uns des autres. Il y a nous hésitons de moins en moins. Il y a les mamours ne suffisent et ne suffiront pas dans les moments qui viennent. Il y a l’amour libre triomphera un jour viendra. Il y a l’amour libre triomphe déjà. Il y a : ouf ! et heureusement. Il y a l’amour, il suffit de l’attraper ! Il y a le travail qui ne sert à rien, il y a beaucoup, énormément de travaux qui ne servent à rien sinon à nous faire dévier de notre objectif : la prochaine galaxie. Il y a des sauve-qui-peut qui écrasent des doigts d’enfants et des terroristes qui tuent des enfants ? Il y a laquelle de ces deux situations est établie sur un fond politique ? Il y a : la seconde évidemment ! alors faisons de la politique pour sortir de cette ténébreuse époque. Il y a nous voyons la lumière. Il y a nous sommes éclairés, oui nous sommes éclairés. Il y a chacun a le droit d’être éclairé et de s’éclairer. Il y a : du calme. Il y a la foudre qui nous fait nous cacher et trembler. Il y a voilà de quoi nous avons peur : des éléments qu’ils soient naturels, surnaturels, extranaturels, bref pas naturels du tout. Il y a nous ferons un bond décisif en avant en cessant de considérer les seuls éléments naturels et para-naturels comme les seuls éléments du monde. Il y a nous établirons une arithmétique des éléments naturels, surnaturels et artificiels non pas à travers les époques mais à travers le réel, le symbolique et l’imaginaire et, si nous en avons le temps, tout de même par croisement des deux ! Il y a : pourquoi ferons-nous tout cela ? Il y a parce que nous avons choisi de prendre une part au monde. Il y a dès lors : sinon nous nous retirerions du monde ou nous fermerions notre gueule, toujours et à jamais. Il y a : en serions-nous capables ? Il y a nous ne sommes jamais plus sensibles que lorsque nous souhaitons nous émanciper. Il y a : —————


Antoine Dufeu
  

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