The godess of 1967

Publié le par maya



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THE GODDESS OF 1967



1er pas (rôle) de la « danse » (verbale)  (PS  d’un mail à M Js)

Les deux silhouettes ci-dessous - que j'ai assez "retouchées", - dansent dans un vieux dancing délabré au coeur du bush australien : elle est aveugle, il lui apprend à danser, elle veut retrouver son père pour se venger d'horreurs passés, lui, du Japon, n'était venu en Australie que pour acheter une DS 1967 : bref , eux non plus ne savent pas vraiment où ils en sont, ni pourquoi, ni où cela les mène ; mais ils ont la force infinie d'être fort jeunes, donc ils "y" vont droit devant.


2eme pas (mail de M J)

« danser à l'aveuglette, c'est très beau.
En savez-vous un peu plus sur cette histoire ? Si vous le permettez, ou si vous voulez bien en dire deux mots supplémentaires, je l'enverrai bien comme "parole de danse" à la Compagnie Hallet-Eghayan qui  intervient sur le quartier de la Duchère et publie régulièrement  sa "lettre" trimestrielle qui a pour titre "Echappées belles".


3eme pas

Envie de faire danser encore plus la photo dansante
La desaxer encore un peu plus
Et préciser que la jeune australienne dansante est non seulement très aveugle mais aussi très très rousse (et très perturbée par les horreurs anciennes)
Note : dans ce vieux dancing où le japonais (amateur de reptiles, en plus de sa fixation étrange sur la Goddess 67) lui apprend ce que c’est « danser », la mère de la jeune rousse aveugle perturbée  dansait véhémentement  (et a abandonné le père pour un danseur d’occasion)
Note 2 : le père était un très sale bonhomme


Contre-danse

Je n’ai jamais dansé
Mais je comprends très bien l’attachement du jeune nippon pour les DS  : j’ai une AX diesel « vert des isles » de 12 ans : je l’aime très fort
le père de la jeune rousse aveugle finit mal  (au fond d’une mine ) (au « fin » fond du bush australien) (c’est là qu’il vit) (elle ne le tue pas ) (en avait pourtant forte envie) (mon père est mort tout récemment : lui était un danseur de première bourre)

dernière image : ils sont dans la Goddess 67, ils s’en vont, ailleurs, il conduit, il ferme les yeux pour voir ce qu’elle voit, ils rient, c’est une belle fin
la DS rose de 67 danse saprément sur la route

          beaucoup de poussière rouge virevolte 
                           comme la robe d’une danseuse flamenco

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(« The goddess of 1967 » est un film australien de Clara Law – 2001 )



L’ECHAPPE BELLE

Il existe une revue de poésie intitulé « l’échappée belle »
Le numero 13 avait pour thème imposé : « du bout des doigts »

J’y ai publié un texe :  « DEHORS » : c’est ma seule manière de « danser »

C’est une « parole de danse »  
Une sorte de vire volte hésitante   (oh la ! dame ! j’sais pas valser moi !) (vieux père oui , très bien) (moi, j’hésite, un pas en avant et deux en arrière, puis trois quatre, vers l’issue de secours ) (toujours fermée) (et alors, forcément, on se brule tous les ailes dans ces incendies de dancing du samedi soir) (cette chanson de paolo conte : « dancing » )




DANSE

Non décidément
J’ai beau dire et faire et contredire et contrefaire

Je ne sais vraiment pas ça :

  « danser »

« vous chantiez ? j’en suis fort aise …. »


Roger Lahu

 

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