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Vendredi 14 décembre 5 14 /12 /Déc 10:01


I.

brille le soleil
les êtres sont partis
derrière eux une traînée de présence
les assises de la plénitude ne tremblent pas
encore
je leur demande: « pourquoi fuyez-vous? »
une jeune fille rit dans les genêts
puis disparaît
tenter d'entrer dans la joie pure de la joie
m'a-t-elle dit: « l'excès de drogues récréatives augmente
les risques d'alzheimer tout comme l'athéisme »
l'astre du jour au zénith m'oint de sa glaire et fait tomber
sur le monde des écailles de lumière
c'est bien le minimum
une gloire solitaire qui pourtant en est une
aucun raclement métallique dans le fond de l'air
sinon sourd au-delà de l'horizon, sa courbure,
le beuglement des barbares agressifs, tapis au-delà
l'angoisse des soldats si loin si loin au-delà
quels sont-ils?
brille le soleil sous ma gloire
brille le soleil jusqu'à l'horizon seulement
brille le soleil source de toute gloire
j'attends sous la tente de chef avec les moustiques
l'épopée commence dernière


II.

l'humeur du héros sautille avec le vent
ce qui rend les choses difficiles
mais la direction de sa quête reste la même
la teneur générale, pas la quête en elle-même
pourquoi? pourquoi les créatures exigent de nous
attachement, désirons-nous les posséder?
je dois perdre un à un les éléments de mon apparence
abandonner sans me retourner ... sur le pas de la porte
laisser le cheval bride ballante errer dans la forêt sombre, sans fin
et traverser les ponts au-dessus de ce qui écoeure
c'est inhumain tant j'aime les jolies idoles sucrées et douces
qui font le plaisir, l'énergie et le reste
des feuilles de cuivre craquent, une fine pellicule de fraîcheur
enveloppe mon corps, du froid à venir, l'attention est aiguisée


III.

au-delà de l'horizon quand tu sentiras la courbure
du globe là seront les barbares
et pas question de les trouver en toi
au fond sans fin de ta caboche maladive
le tiroir humide de tes rêves envolé!
pas dans la belle histoire, ses héros, ses traîtres, ses suiveurs
cela est le picotin des êtres aimables
qui font les communautés
les barbares t'attendent pile quand la terre s'arrête
tapis dans les bordures extérieures, l'incréé, le néant
ce qui est sans visage si tu préfères
la frayeur qu'ils inspirent est inégalable
(et) ayant tout abandonné tu n'as qu'eux
à chérir, à maudire, à détruire si cela est possible


IV.

tu te sépareras de ta mère
tu te sépareras de ta mère
de toutes tes femmes, de toutes tes attaches
de tous les êtres
et le désastre de ton entreprise sera le seul motif
valable de continuer
ne jamais voir dans l'oeil de la bête crevée
autre chose qu'un oeil de bête crevée
jamais tu en mourrais
idem pour les branches des arbres, la croisée des chemins


V.

au premier tintement d'une fine feuille de cuivre
j'entre dans la Contingence Absolue
ce qui est ne peut être qu'autrement et cela est admirable
cuivrement fineuille de je dis
la mort de dieu n'est pas une petite affaire personnelle
non non et non les enfants sont idiots de rire ainsi
en serrant mon index que je leur tends malgré moi
à la sortie du bois, aucune irruption ni catastrophe
les énigmes et les péripéties, nada
seule rôde l'Insignifiance qui est mère de tant d'instants
ceux qui tissent nos jours, nos maisons et la cotte de maille
capable d'arrêter l'acier des armes.


VI.

à la sortie du bois j'ai dû laver la peau des attaches
des instants, des fioritures de réalité et cela
est plus douloureux que l'équarissage des troupeaux entiers
puanteur, beuglement, mort électrique et la fournaise de la charogne
l'eau s'en est écoulée dans l'humus sec qui l'a bue comme
n'importe quelle eau et la peau a toujours aussi froid, faim et peur
et l'eau lave toujours avec la même ignoble indifférence
« tu n'iras pas dans la boue, tu n'iras pas dans la lumière
tu resteras dans cette part du monde où l'on ne te voit pas
tu renonceras à ce qui fait le monde pour toi
tu vibreras nu au milieu des choses qui ne sont pas, qui ne sont jamais
et ce qui n'est plus tu l'oublieras » me dit l'eau
que je dois supporter


(suite à venir)

Charles-Mézence Briseul
   
Par maya - Publié dans : textes
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plexus,

emprunté au latin de basse époque plexus «entrelacement», dérivé de plectere «tresser»

ET

s, la dix-neuvième lettre de l'alphabet et la quinzième des consonnes.


 

 

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