Le rappel des titres (extraits)

Publié le par maya

 

Vous
me dites
la terre est bleue
comme une o
range sans a
venir il faut gar
der la ligne quoi
qu’il arrive jus
qu’à son point fi
nal sans compter
les pépins entre
les virgules les a
léas du pan
créas les fluctu
ations du coeur la
panne inattendue et
tous les poin
tillés des phrases du destin

vous
les com
plétez à votre aise vous
parlez du réel
comme d’un ami de lon
gue date vous a-t-on dit
qu’il a démé
nagé quelque part du
côté de la fiction
vous pouvez le ren
contrer - n’en faites pas une histoire –
peut-être vous pa
raîtra-t-il méconnaissable
allez-y il n’y a que
la première phrase qui coûte
les autres s’offriront à vous gra
cieusement certaines annoncia
trices d’embellies là où
le ciel assombri ne pro
mettait plus rien
vous recréez les conditions d’un nouvel art de vivre




- J’ai donné mes derniers pop-corn aux pigeons. Je suis libre comme l’air.
- Partons d’ici avant la prochaine averse.
- J’ai lavé mes dernières blessures. La terre est au plus bas.
- Laissons là ses fantômes. Inventons l’horizon.
- J’ai vomi deux poèmes sans même les avoir digérés.
- D’un pied léger sautons toutes les distances.
- Oeuvre avortée jamais n’a profité.
- Fini d’écrire. Rêvons le temps qui reste.
- Quelqu’un je crois a prononcé mon nom. Comme dans une salle de réveil.
- Ne pas répondre. Flotter.





 

 

 

 





Vous
me dites de
main sera un autre jour
c'est aussi vrai que tout
est dans tout
ce que vous affirmez
avec autant de véhémence
vous brûle l'in
térieur du crâne lorsque
vernis fondu
vous attisez encore
quelque foyer sur
vivant de veillées trop
vite abrégées parties
comme en fumée
sans avoir pu lire
le moindre signal ni dé
crypté la stratégie d'attaque

Vous
y allez fagoté de tous
ces états d'âme zappés
d'une chaîne à l'autre
oublieux de leurs origines
répétiteur no
made sans pensée fixe

vous resti
tuez des images son-sorisées

vous y mettez autant
de foi que si vous les aviez
tournées vous-même

vous é
mettez vos jugements
vos sentiments vous
honorent ja
mais ne me croirez si je
vous dis que vous
venez de jouer dans
un film écrit pour vous
le rôle principal
version originale




- J’ai renvoyé toutes mes idées reçues à leurs expéditeurs. Je suis furtif comme un courant d’air.
- Rejoignons d’autres terres. Ici les vents nous sont contraires.
- Je ne veux rien peupler qui ne le soit déjà.
- Posons nos pieds sur un sol indemne de toute trace humaine.
- J’ai composé une musique lancinante. J’ai rêvé que les loups quittaient les bois pour l’écouter.
- Habitons loin de tout.
- Le chef de meute m’a fixé longuement. A la fin toute la meute a dansé. Et j’en faisais partie.

 


Alain Helissen

 Editions Les Deux-Siciles
Collection »le décret acoustique »

 

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philcou 21/03/2008 13:16

Allez, tout simplement, titrons, pour vous rappelerPour lancer votre rappel, une foisdeux fois, trois fois, pas d'arrêt