Fiat Lux, III

Publié le par maya


[0.1-21]    







 



[0.1-22]   
sentinelle béante s'échine le transperce à Rebelle, s'écœure le réprime en potences partout boyaux, partout prématurée d'odeur et de nauséabond, partout relique aux transmutations de limbes s'imprègne le slip, le gicle ratatiné d'un râble enfin frémit ; s'arrache les érogènes tour à tour, balafre ses soleils déchets qu'un punisse ivre éclabousse ; se pustule l'égratigne un peu ténia, un peu blette la bite et encore bile aux couves et encore
 









[0.1-23]   
ailleurs, miliciens se coliquent d'ennui, chassent bougnoules d'encule par les crépus, par les convulsives saccadent des lambeaux SOS, des tessons de chair à l'arrière des copules, mais nus, mais latrinent en silence, la corne tapie dans les mauves, dans les divagues ce matin les pendus de la fente se scient les tempes avant l'exécution, les pendus-pendus, les pendus autour et d'embrasent les tignasses sans bavure ni branle-bas











[0.1-24]   

capitaines strangulent à vide le sinistre d'atroce, piègent les sectionnes à la steppe ardente ; capitaines affrontent un pire canarde à l'aorte, au plexus celle nucléaire ; capitaines borgnent les troupes dans la funèbre, borgnent les ennemis à la ronde et se merdent les muqueuses par avril, chialent de la supplique, d'un broute s'enfoutrent les ergots, les aigres poplités de l'empeste, les trachées transies, section fièvre ;
 









[0.1-25]   
et qu'un v v, et qu'un vertige, qu'un vertige vrille, qu'un rote rance pourtant chicot s'astique le crispe, s'écume les ulcères à la dynamite, la rate, l'arête à peine hernie du pelage ; capitaines boucanent plein les roustons l'hostie, se grattent la radioactive au plus reptile de la menace, s'épluchent l'aphteuse gargouille des ogives, les croûtes assez lèpres en suffocations et tousses, en trombe d'éructe les ganglions
 









[0.1-26]   
presque tâtons s'agrippent les blessés aux croupis, se frottent la plèvre aux fébriles, les aisselles, les ébranles de l'un plutôt déchet, plutôt tibia du cassé, les brisés méninges en rotules ; glapissent aux infirmières par trois fois le contamine, la rigide des sirènes au danger de la grouille, glapissent plein les os le déchiqueté, glapissent et trouillent, trouillent de l'œil, se crachent l'encéphale par les ignobles à peine ouverts

 








[0.1-27]   

blessés s'ébrouent le copule au moindre choucas, se livident un peu glaviots du pus, un peu cloportes s'empoignent les morbides, les meurtries en chardons et sanglots, les hallucines à bout portant ; et tout escadrons du répugne se convulsent de la hantise, d'un brusque ultime recroquevillent leurs abcès au fond du dépouille en attendant la moelle - le veule au bas du froc
 









[0.1-28]   

remués du titube se croupissent la face, se, se, se secouent le vif bientôt revolvers, bientôt rognons s'oppressent le blafard au vomi des mortiers et canons ; larment, larment les commissaires qu'un vieux meugle à genoux, le pire, le putréfié désastre du gamberge ; qu'un vieux à genoux du regard se traque les gémits, se chie de la lamente, se chie son tocsin dans les tranchées, dans les raclures du soir,

 








[0.1-29]   
se chie des globules foudroyé en sacrifices et expiations ; de vase oint, s'excite l'insurge assez matraque aux artères, aux dégénères d'un poing dans les démembres, s'affole tandis qu'au loin grouille la morne des caillots déjà limons, l'agresse aux cervicaux sans tambour ni rafale, sans pilonne les foireux d'un cil, les écartelés du vibre en solitaire, les fulmines aux canons
 









[0.1-30]   
jamais se tâtent officiers les fusilles légèrement scrupules au qui-vive des amputations et blessures, jamais ; jamais bondissent du résiste ni plomb, ni s'opposent de la dégorge, la burine d'obus aux éclats crevés, aux empales après l'éclair, les exorbités d'outre-tanière, les tranchants du vermine se frétillent à hue et à dieu, s'avalent les infâmes d'un trait et prient, prient sous la toison, sous la tige-tige, prient ou au contraire prient, les officiers
 

 Christophe Manon
 

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