Edito II

Publié le par maya


Plexus-S s’absente douze jours, s’envole vers d’autres terres et vous laisse à ce qui est déjà, à l’établi sans demeure, à l’existant. Au centre des battements et dans le nœud de la tresse, Plexus-S vous confie, avant de partir, ces quelques mots d’Imre Kertész. Comme lui, Plexus-S croit en la toile du monde, cette fiction partagée qui nous lie et nous divise. Cette fiction que nous défaisons inlassablement, en la refaisant.

« … je crois en l'écriture. En rien d'autre, seulement en l'écriture. L'homme vit comme un vers mais écrit comme un dieu. Autrefois, on connaissait ce mystère oublié de nos jours : le monde se compose de tessons qui s'éparpillent, c'est un obscur chaos incohérent que seule l'écriture peut maintenir. Si tu as une idée du monde, si tu n'as pas oublié tout ce qui s'est passé, alors sache que c'est l'écriture qui a créé pour toi le simple fait que tu as un monde et qu'elle continue à le faire, elle est la toile d'araignée invisible qui relie nos vies, le logos.
»   (Liquidation)

Et puis, pour X, le temps en blanc, pour que le silence donne naissance, pour que l'absence donne contenance : « Tais ce que sçais »

 

Retour prévu de Plexus-S : cinq mars


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