La route au bout de la route

Publié le par plexus-s

 

 

 

 

Là, ici dans ça, sur la route, le dé-faire du ça, la nouvelle cosmologie d'un désordre, d'un nouvel ordre, celui de l'antithèse, la tête à la place des pieds, les yeux se ferment à force de vitesse, plus rien du corps pénétré, plus rien du ...corps pénétrant, non plus rien du corps tel qu'il s'existe, ni vaincu, ni vainqueur, la place juste du corps parmi les ombres, les ombres parmi les végétaux, la plante solaire, celle qui corrompt les temps et se place hors-mort, celle qui s'affilie avec les bêtes, l'animalité ancestrale, celle perdue, celle qui s'affilie avec les ombres, celle qui dénoue les histoires, les petites histoires du dire, celles de la mémoire, s'il en est, ordre pour ordre, je me fiche bien de ma mémoire, me reste l'évidence du rêve à venir

 

 

On pense la déroute alors qu'il faudrait penser la route, dans sa dimension invasive, d'implosion en implosion, de pas en pas, vraoum, le moteur accélère, je ne suis ni l'homme sur la machine, ni la machine qui charrie l'homme, je suis cette attente hors de toute conscience d'elle-même

 

 

Et puis, tu sais de quoi je parle, les sujets n'ont rien à faire là-dedans, les sujets ont ce mauvais réflexe de se réfléchir, alors, toi, parlons franchement, je te tutoie, ne m'en veux pas, je te suis, quelques instants, histoire de se dé...faire du soi, bien enquiquinant, ce n'est pas que je te viole, que je t'invagine, c'est juste pour me défaire, histoire que l'action soit dite,,,,,,,,,,,,,, : sur la route, se trouve l'histoire close de toute sexualité, celle des sujets, l'action n'est plus personnelle...,,,

 

 

L'informe me précède, mes yeux n'y sont plus des accès, la corne, la "pénétrance", le vide entre les états, les sections, la territorialisation de la perception, les outils pour "voir", et l'écriture pour en découdre

 

 

 

Mathieu Brosseau

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