Le muscle d’eau
à contre-algue ramer
crampe au près mollusque aux nœuds de bois
que cède la rive,
parmi les crampes dételées le frisson du lac
est derrière moi
où pataugent les scies
est derrière moi
où pataugent les scies
un jour de ciel calme et d’eau pure
j’ai marché pour te suivre,
l’ardoise sous ta semelle devenait cendre l’essaim
de ton muscle à ses sangs écrasés retaillait le jusant de ma course
que ma peau dusse prendre la couleur de ta crampe ma langue laper la lie de ton âge pourquoi m’en écœurer : les crispations de la lumière sur une jonchée de paille verte étaient ton vêtement…
ne crois pas me laisser au pied de ce paquet d’eau droite, ton flanc de flaque raide : demain me fleurira d’ongles et de dents pour la compacité des charniers le hoquet pantelant de ton épilepsie ne sera pas mon dernier repas
sans doute je croupirai où mes pieds cesseront
défalqué , aptère
Les trajets de la neige
fouleront à l’évanouir ma souche.
Thomas Augais
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