Top articles
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S'il faut tristesse
S'il faut tristesse il y aura colère et s'il le faut il nous faudra pleurer notre corps il nous faudra nous mourir pour nous redevenir il nous faudra aller en sens inverse s'il faut tristesse il y aura ce cheval fou cette ancre du devenir en désespoir...
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Sonnet 31
à Françoise Duffau 31 L’aubépine en fleurs a du coton à ses branches ; Au printemps l’hiver est encore là mais déjà Plus qu’un souvenir adouci de ses rigueurs, Accroché aux épines, visuel, sonnant Son rappel sous la forme de flocons de neige Qui ravivent,...
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Le temps est une vitesse continue
Le temps est une vitesse continue, stable, en expansion régulière et cependant sujette à variation. Le temps est une expansion, une expansion, une expansion sujette, vitesse continue. Vitesse continue autour dedans partout me vitesse. La vitesse me fait...
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Lettre à Edith [extrait]
TA FATIGUE je l’ai vue j’ai désiré toouucchheerr ta fatigue la prendre et la mettre ailleurs la suspendre ta fatigue et les cailloux devenir un rempart à cailloux de poète mal intentionné c’est un projet comme un autre t’es fatigue t’es belle tu respires...
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Comme il y a cinquante ans…
L'armoire à précipices se glisse entre moi et l'abîme. Elle me retient. Je ne lui ai rien demandé, pas même appelé le numéro gratuit qu'ils donnent à la radio. On aurait bien glissé tous les deux… Ce qui pèse autant sur les mains, c'est le temps. On l'associe...
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Tout se passe comme si l’absence n’avait pas sa place au monde
Tu rejettes. Pas de forme, ça dit larmes. Un pas de forme, ovale ou oblique. Un pas en arrière et l’espace intérieur s’échappe, brise la transparence. Il y a deux mondes, dont celui qu’on a perdu. Trois formes possibles, me disait-on. Toutes les trois...
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Le muscle d’eau
I à contre-algue ramer crampe au près mollusque aux nœuds de bois que cède la rive, parmi les crampes dételées le frisson du lac est derrière moi où pataugent les scies II un jour de ciel calme et d’eau pure j’ai marché pour te suivre, l’ardoise sous...
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Edito II
Plexus-S s’absente douze jours, s’envole vers d’autres terres et vous laisse à ce qui est déjà, à l’établi sans demeure, à l’existant. Au centre des battements et dans le nœud de la tresse, Plexus-S vous confie, avant de partir, ces quelques mots d’Imre...
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Pornlangue
Il y a risque de taches Répétitives. Cette transmission se fait par l'ex-croissance Qui pénètre le porte-monnaie De la ménagère. « Y-a pas photo ? » « Si, juste Ment. » L'espéranto des grognements des martyrs De la jouissance. À Stockholm Un syndrome...
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Univerciel (II)
Par mon souffle, par le battement de mon cœur, ma voix, par chaque pointe de mes poils, par tous les trous de mon corps, par les fusils de mes yeux, par mes dents toutes grinçantes d’un cri de fauve, par ma peau de lapin, par les plis de mes sourcils...
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L'Atelier de l'Agneau [parution]
L'atelier de l'Agneau présente Asile de Saints Friederike Mayröcker Friederike Mayröcker refait à sa façon les biographies de Chopin, Brahms, Bruckner et Schubert. Friederike Mayröcker est une auteure très représentative de la poésie associative : libres...
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Tu es sans plaisir
Tu es sans plaisir. De chaque côté viennent les choses, un appel des radios. Par les journées à l’instant les ans s’écoulent cela n’a aucune importance. Il faut te décider de chaque côté et, paroles manquées, respirer. Tu sens un appel et, pour ne pas...
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A l'orée
Une vague se déplie dans ta main c'est une parole - la cueillir - infusée dans l'eau noire c'est déjà de l'essence Là où la voile se tend s'accroche un éclat lâcher la corde avant l'éblouissement L'audace don du vent frappe le mur la brèche ouverte du...
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Ligne-gouffre 7
"un gouffre désigne généralement, au sens propre, une cavité dont l'entrée s'ouvre dans le sol (...), d'où peuvent surgir toutes sortes de choses horribles et dans laquelle tout peut disparaître à jamais." Encyclopédie wikipédia les corps. les corps....
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Offre
> soumise à conditions à toutes sortes de termes cliquetants avant la pose > au premier venu, se comprenant mieux par gestes, l’obstacle de la langue allègrement sauté, si je puis dire > et se dérobe tout en l’ôtant le mystère même entièrement épilé reste...
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Epopée [XIX - XXI]
19. la lutte carnassière visages défaits, haine haletante ruses de l'espèce, si belle dans un parfum léger les femmes cherchent un bon reproducteur savourer la ruine, après, après! c'est après qu'il faut courir larges dans nos poitrines qui cognent la...
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Histoire de bleus
Des débris de bateau, parsemés de débris de pluies, battantes forcément, sur la coque neuve d’un débris de bateau. Débris de bateau, lambeau de coque, cale de table à la mer : des bruits. Des bris de glace, des brisures au bout de pieds secs, engelures...
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La nuit les routes…
Frantz affirme que la nuit les routes se reposent. Profitent du calme, de la tiédeur et de la lenteur des pierres en ne se laissant effleurer que par les reflets voilés de la lune. Elles ne dorment pas tout à fait. Oublient simplement le tintamarre du...
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Epopée [VII - XIV]
VII. à l'orée du bois, la lisière, l'extrémité des petites choses adorables sortent d'une femme allongée dans la mousse et les trompettes de la mort des larves blanchâtres que j'étreins que je crève, que je jette le plus loin possible de moi j'aime plus...
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Le rappel des titres (extraits)
Vous me dites la terre est bleue comme une o range sans a venir il faut gar der la ligne quoi qu’il arrive jus qu’à son point fi nal sans compter les pépins entre les virgules les a léas du pan créas les fluctu ations du coeur la panne inattendue et tous...
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La maison jaune, I
Ma mère traverse sous la pluie. Le corps en avant juste un chandail les bottes rouges pas assez hautes bayant pieds nus froids le cœur plus vite pourquoi ? Cette précipitation. La porte s’ouvre une des trois maisons vite la jaune. Celle de l’autre côté...
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Sinchemenschen (5ème jour)
ω16/(cinquième jour) Il y a l’angoisse au fond de la tranquillité et de l’émancipation et il y a d’une part une corrélation entre l’angoisse permanente et la recherche de la tranquillité mais, d’autre part, une autre corrélation entre l’angoisse ponctuelle...
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Dans la nuit d'un seul
Nuit noire : je m’évacue par les tempes — vibrations, la vitesse caresse le visage creux — le corps laissé se contracte en un point mobile qui happe son extérieur pour le devenir — une méduse grossissant à chaque temps, à chaque filament, le corps épouse...
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Je dois être lucide au moins une fois dans ma vie
Je dois être lucide au moins une fois dans ma vie : je n'ai pas adressé une seule parole aux autres, et leur ai interdit de m'en adresser en retour. Je me suis enfermée dans un mutisme inapparent certes (car j’ai fait mine d'articuler des sons), mais...
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L’art du suspense
à François de Cornière Avec nos souvenirs de bruine en talonnades Nos crampons fidèles rivés serrés à l’enfance C’est la permanente chanson des saisons Que la foule entonne autour du gazon céladon. L’oreille déjà plaquée au transistor grésillant Sous...