Fiat lux, I

Publié le par maya

Sentinelle
[Chant 0.1]





[0.1-00]    sentinelle écoute la sombre des branches au cerveau, le doigt qui dure sur la semelle à grands coups de blafards, les spores se moitent au fond des yeux ; sentinelle s’imbriquent pile la bouse au centre qu’est-il du Clan des Sursautes, mais échoue du cratère et peu germe sans vêle, sans relâche les sphincters et les éclats d’orages entre les dents, toute suinte et s’fange dans la roule d’Issy-les-Embryons pour quelques novembres déchirures ;















[0.1-01]    sentinelle écoute la sombre, mais d’abord brume et stupeur des ventrailles, des frimas que ses obscures au vent fait onduler ses lierres, les écarlates au clair de lune, les traquenards en contrebas, puis rouge et grimpe dans sa mouche aussitôt faiblir, sentinelle, soulève juste en dessous des chenilles un algue, un cogne et de tensions s’organe au point des quoi, un crève où pierre une brûle de chien, où crépuscule avec
















[0.1-02]    beaux étals la viande qui ma ma, qui mascule-mascule, qui dans les ornières s’estompe au gré des écarlates la nuit des crins sous un équarrissage à mazoute et soldats qui mâchoirent à grands pas au creux du lac de Meurent les déchires enfin moulues, qu’aucun givre ni tendon ne deuil, ne ne ni rien, mais seule, sans ses cellules : la triste des patrouilles qui n’ont pas froid aux bombes
















[0.1-03]    maintenant tète, Saint Schizo, tète la mousse d’humide sur la langue et surtout de dépèce et s’insecte les le les tympans à l’heure des gémisses, des pourtant se pupillent le couteau ni les étouffes de nerfs, l’étrangle de gorge où paissent les rumines, les grinces par tous les tanks, la ressasse des hanches à cran d’arrêt, et va par les tranchées s’écarquiller les trompes
















[0.1-04]    sentinelle glisse sous son seul et silence parmi les rhésus et malgré la folie des fractures, la triste des patrouilles lui funeste les disloques, lui lèvre les punisses en plein taraude, les convulses en sueur et seringues ; au retour d’hurle se serrer les embruns, se baver les secs de fémur et brises d’après les hématomes, alors tourbe l’intestin, glaise le regarder camouflage de la patauge en fronçant les lichens
















[0.1-05]    d’un larvement d’oignon au nerf de la mitraille parle, sentinelle, parle le pubis d’avoir et du perdu soudain, mais que veine et quel rat d’un coup de pied se menace les souvenirs du bout de la dilate pour quelques novembres déchirures, malgré l’éclosion du poumon ronge autour du refoule, les tendons roués d’acier et de lamine, mais ce coma d’œuf, ce coma-coma, ce coma de trou plein en mille carnes















[0.1-06]    privé de mucus, seule sentinelle se lèche en plein pourri soudain, se grabuge les orifices maintenant testicules, de, de, d’avoir les malaxes aux abois, les lugubres en brasiers d’abdomen et fougères, malgré l’explose droite, malgré les louves d’un mutiler les parmi perdus, les esquintes à massacres du refoule ; et lui, l’un peu lichen, se relaxe les hurles au soleil, creuse sous les comas la peau, tout accouplé et plasma ;















[0.1-07]    et lui se sue les esquives, se meugle les massacres et lèche son accouplé par les cuisses ; au nord de Brèches, se, se, se maman de douleur au fond des lames, au fond des migraines nomades, mais vulve et tout ce qui pourtant s’écarquille les muscles de vomi et tout ce qui de que, de quoi, qu’un pilote moignon et formol sous les écrases de flammes, de flammèches, de cendres en délire — et va par les suffoques s’injecter les ornières














[0.1-08]    d’où pourri et s’émousse sentinelle, se scinde entre les porcs et suppôts, les membranes en dissections et tocsins ; se ratatine, sentinelle, dans les crevasses de creux, de creuse qu’un cri l’allaite et son troupeau décimé par delà les dévores et l’ambulance qui sans cesse fougère, s’infirme à droite du malaxe privée de placenta, se précipice les testicules, l’ankylosé, le bronche honnit ; les brancardiers presque napalms des membres, presque goudron de la couenne ;
















[0.1-09]    s’occiputent en sanglots et contusionnent à fouet l’aine, le morphine ennemie ; casqués se cadavrent les vertèbres dans la palpite des combats, se sordident les muqueuses au ras du barouf, frôlent la luzerne, la stupide crétin qu’un défèque, un branle en civière ce matin, s’amygdalent à tour de plèvre les souffrances sans relâche ni joie et brament en plein vif de l’alerte et parfois, parfois nausées des meurtries au soleil















[0.1-10]    où il faut ou s’expire par les trous de mamelles, sentinelle, de potirons mêlés, hélant, reptilant sa fourrure emmurée vivre à l’intérieur de membranes les plus flagelles, les plus brinqueballes sourdes, les plus bidets du cul ; au rythme des herbes, des épaves chaudes, au moindre sursaute se répand en une traînée de dents, la féroce aux aguets, et lape la peau, la lange, l’enduit de lait, sa lande, ses morsures de loin brûlées des deux bouts

(suite à venir)


Christophe Manon
(Fiat Lux, éditions MIX)
 

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