On joue tout seul (extrait)
On joue les phases éliminatoires
On est son propre adversaire
et sûr déjà de jouer la finale
dans une église comble
On n’a plus le temps des entractes
On lit son texte en courant
enchaînant le suivant
sautant toutes les virgules
oubliant de reprendre son souffle
craignant de voir partir trop vite
un public qu’on devine lassé
et qu’on retient encore
d’un avant-dernier mot
Alain Hélissen
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