Dans la nuit d'un seul

Publié le par maya


Nuit noire : je m’évacue par les tempes — vibrations, la vitesse caresse le visage creux — le corps laissé se contracte en un point mobile qui happe son extérieur pour le devenir — une méduse grossissant à chaque temps, à chaque filament, le corps épouse la nuit d’un seul – autant de liens que d’hommes, schéma du circuit imprimé, la lumière, un grain de lumière vive s’y déplace et fait dans la nuit le départ d’un seul

 

 



Dans les variations de l’absence, on se dit qu’il pourrait y avoir des failles, des filets d’encre noir : dans la nuit d’un seul : on repère son angle droit, parole de notre unité à l’intérieur d’un seul

 


 


Il s’harmonise tant bien que mal, se connecte ~~~~ vibration de l’incolore, les mains plongent dans cet univers – visible par tous, là === maintenant. On dit que la tisseuse passe ses nerfs autour de la bobine :– défile le corps de la muse au fil des voyages / pointe dans les traverses la forme et les chairs de la reine / pointe /






Suite de ce texte de Mathieu Brosseau sur le site Libr-critique


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AD 27/03/2008 21:44

Aime beaucoup ce texte.